The Boundaries of Jewishness in the Southern Levant 200 BCE–132 CE (2026)

Des recherches récentes ont examiné comment l’évolution du contexte impérial influence les conceptions de l’identité juive au sein des élites dirigeantes (notamment Eckhardt, Ethnos und Herrschaft, 2013). Cette étude intègre d’autres conceptions, souvent marginales, aux perspectives des élites. Elle utilise le modèle de construction des frontières ethniques, un modèle sociologique empirique, pour relier les caractéristiques macro-sociales à l’action individuelle dans la construction ethnique. Elle s’appuie sur un large éventail de sources écrites pour analyser les constructions de l’identité juive et les met en relation avec une compréhension locale des caractéristiques démographiques et institutionnelles, éclairée par la culture matérielle. Il en résulte une étude diachronique de la manière dont les changements institutionnels sous les dominations séleucide, hasmonéenne et romaine primitive ont influencé la façon dont les membres de l’élite dirigeante, la classe de serviteurs et les groupes marginalisés ont présenté leurs visions privilégiées de l’identité juive. Ces visions, parfois concurrentes, mettent en œuvre différentes stratégies pour maintenir, redéfinir ou estomper les frontières entre Juifs et autres. Cette étude constitue une nouvelle étape vers une description détaillée de l’identité juive dans l’Antiquité, en introduisant la systématisation nécessaire pour relier les sources écrites issues de différentes strates sociales à leurs contextes.

